Digital Transformation

La modernisation des systèmes hérités dans le secteur de l’assurance

Les assureurs comptent beaucoup sur leurs systèmes existants

Le secteur de l’assurance compte beaucoup sur les systèmes informatiques pour la prise en charge de ses principales tâches : émission et gestion des polices, traitement des réclamations, souscription, facturation, etc. Les assureurs comptent sur ces systèmes depuis des années, et pour cause. L’infrastructure existante s’avère à ce jour relativement stable, fiable et capable de traiter de vastes quantités de données. Cet aspect est crucial pour un secteur aussi fortement réglementé et aussi riche en documents que l’assurance.

On comprend alors pourquoi les compagnies d’assurance hésitent à toucher à leurs systèmes. Après tout, ils fonctionnent toujours… la plupart du temps. Malheureusement, les limitations de ces systèmes en ont surpassé l’utilité. Les problèmes sont nombreux : saisie manuelle de données à refaire d’un système à l’autre et erreurs connexes, goulots d’étranglement durant le partage de données, masses de documents imprimés qui envahissent les processus internes, mais aussi les canaux de distribution… pour n’en nommer que quelques-uns. Mais surtout, les assureurs savent que les clients attendent davantage sur le plan des services et des communications – là où leurs systèmes existants ne suffisent simplement plus. S’ils ne rattrapent pas leur retard, ils ouvriront la porte à une nouvelle génération de concurrents beaucoup plus agiles.

Malgré l’urgence, le secteur de l’assurance se raccroche à ses bons vieux systèmes et bonnes vieilles méthodes, pendant que les autres secteurs évoluent à ses côtés. D’ailleurs, ils en sont conscients : plus de la moitié des cadres de compagnies d’assurance reconnaissent qu’ils traînent derrière les autres services financiers en matière de mise en œuvre de technologies numériques. Ils savent également qu’ils comptent sur des systèmes mis au point dans les années 1970 et 1980 et que le bassin d’experts dans ces langages et architectures désuets rétrécit de façon inquiétante tous les jours – ce qui accroît le risque de défaillance. Pas étonnant que les compagnies d’assurance aient cerné les systèmes existants comme le plus grand obstacle au passage au numérique. Les assureurs ont besoin de systèmes en mesure de les propulser dans l’ère du numérique; voilà pourquoi la modernisation des anciens systèmes est prioritaire.

5 façons de moderniser leurs systèmes existants

Une étude menée par Deloitte révèle que les plus importants facteurs commerciaux de la modernisation des systèmes centraux sont le délai de mise en marché des produits, l’intérêt technologique et une orientation service. La modernisation ou le remplacement des systèmes hérités est une priorité pour les assureurs contemporains. En général, cela se fait en regroupant, en réécrivant, en enveloppant ou en développant les systèmes existants. Mais la tâche n’est pas banale, compte tenu notamment du grand nombre de systèmes visés (effectivement, un assureur typique de moyenne à grande taille gère au moins quatre systèmes d’administration des polices à lui seul), du niveau de personnalisation apporté au cours des années et du degré d’interrelation entre les systèmes.

Protiviti divise les efforts de modernisation des systèmes centraux en cinq grandes catégories liées à différents niveaux de dérangement, de risques et de bénéfices obtenus :

  • Développement à neuf de systèmes centraux– On repart en neuf avec des systèmes modernes et simplifiés.
  • Préservation et protection – On ne touche pas aux systèmes centraux, mais on les enveloppe d’une couche technologique moderne procurant de nouvelles fonctionnalités.
  • Simplification – On retire les couches intermédiaires complexes de l’environnement technologique, tout en laissant intouchés le cœur des systèmes et les couches d’interface client.
  • Big Bang – On arrache tout et on remplace.
  • Remplacement graduel des systèmes centraux – On met en œuvre étape par étape une nouvelle technologie de base qui s’adapte graduellement aux applications.

Préserver les systèmes tout en laissant place aux nouvelles fonctionnalités

L’approche à privilégier par chaque assureur doit dépendre du problème qu’il cherche à résoudre et de sa vision future en matière de technologie. Une combinaison d’approches peut s’avérer judicieuse dans certains cas. Les assureurs doivent surtout choisir leur stratégie de façon pragmatique. Le choix d’une approche doit équilibrer les bénéfices escomptés et le niveau de dérangement que l’assureur est prêt à tolérer. Comme l’assurance est un secteur très prudent, on tend naturellement à graviter vers des approches moins perturbantes.

Par conséquent, les assureurs qui ont investi de façon considérable dans leurs systèmes existants, mais qui souhaitent néanmoins profiter des avantages de la modernisation auront tendance à privilégier l’approche préservation et protection. De cette façon, les systèmes centraux demeurent intacts, mais une nouvelle technologie y est intégrée en vue de régler certains problèmes et combler les lacunes sur le plan des fonctionnalités.

Objectif Lune peut aider les assureurs à étendre les fonctionnalités de leurs systèmes existants et leur permettre d’entreprendre la numérisation à leur rythme. N’hésitez pas à nous joindre à tout moment pour en apprendre davantage.

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